February 16, 2019

Apparition de la Fièvre de Lassa à Mamou, une ville située à 245 km de Conakry.  Il s’agit d’un homme de 35 ans habitant la préfecture de Kissidougou et admis à l’hôpital régional de Mamou le 28/01/2019.

La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentale. Elle est endémique au Bénin, au Ghana, en Guinée, au Libéria, au Mali,en Sierra Leone et au Nigéria, mais elle est sans doute présente aussi dans d’autres pays d’Afrique occidentale. Le taux global de létalité est de 1%. Celui des patients atteints de formes sévères peut atteindre 15% en milieu hospitalier selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

La fièvre de Lassa est une zoonose, ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés. Le réservoir animal, ou hôte, du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». L’infection ne le rend pas malade, mais il excrète le virus dans ses urines et ses excréments nous explique l’OMS.

Un cas confirmé en Guinée 

Les autorités sanitaires du Ministère de la santé ont été informées par la Direction Préfectorale de la Santé de Mamou de la détection d’un cas de fièvre de Lassa. Il s’agit d’un homme de 35 ans habitant la préfecture de Kissidougou et admis à l’hôpital régional de Mamou le 28/01/2019. Le résultat du test sanguin du 01/02/2019 a confirmé la présence de la Fièvre Hémorragique de Lassa. Pour le moment aucun autre cas n’a été notifié peut-on lire dans un communiqué diffusé par le ministère guinéen de la Santé.

Symptômes de la fièvre de Lassa

La durée d’incubation varie de 2 à 21 jours comme chez le cas pour le virus Ebola. Quand la maladie est symptomatique, le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales. Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes. La pathologie est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et/ou du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre toujours selon l’OMS.

Transmission de la maladie

L’homme est généralement contaminé par exposition à l’urine ou aux excréments de rats Mastomys infectés. Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. Aucune donnée épidémiologique n’atteste la transmission aérienne d’homme à homme. La transmission interhumaine s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé, par exemple des aiguilles réutilisées. La transmission par voie sexuelle a été signalée précise l’agence onusienne pour la santé.

Mesures prises par les autorités guinéennes

Pour mieux faire face à la maladies en cas d’apparition de nouveaux cas, les autorités guinéennes à travers le département en charge de la santé ont pris un certain nombre de mesures et recommandent aux populations des mesures d’hygiènes stricts notamment :

-Le lavage régulier des mains ;

-Le Lavage à l’eau propre et au savon tous les ustensiles de cuisine et les conserver à l’abri des rongeurs ;

-Éloignement  des habitations des ordures ménagères et déchets de toute nature ;

-Éviter toute manipulation ou consommation de rongeurs ;

-Éviter tout contact avec les urines et les excréments des rongeurs ; Éviter de manipuler sans protection les sécrétions organiques (sang, urine, selle etc.) de tout malade présentant une ¬fièvre avec ou sans saignement ;

-Lutter contre la présence des rongeurs dans les lieux d’habitation et tout lieu recevant du public (hôtels, restaurants, maquis, etc.).

On le précise, pour l’heure, aucun vaccin ne protège contre la fièvre de Lassa, donc les populations doivent respecter ces mesures d’hygiène pour éviter la maladie.

 

 

                                                                                                                                            Alpha Oumar Bagou BARRY

Alimou Diallo