February 16, 2019

CONAKRY- Le Secrétaire Général adjoint du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée a répondu ce mercredi 22 novembre 2017 au Ministre de la Justice qui a qualifié leur grève de « sauvage ».

Aboubacar Soumah soutient que leur organisation n’a violé aucune loi en déclenchant leur mouvement de grève.

‘’ Ce que le ministre dit n’engage que lui (…), en Guinée on a tendance à tout politiser et quand ils veulent le faire ils interprètent la loi en leur faveur. C’est pour cela qu’il nous dit de nous rendre, nous on n’a rien fait. Ce qui reste claire nous avons agi en citoyens guinéens conformément aux conventions internationales et à notre constitution. Mais si on commence à nous menacer, à nous arrêter comme des poulets et ne pas considérer ce mouvement, nous n’allons pas accepter qu’on nous prive de notre liberté pour rien’’ a réagi le syndicaliste qui est actuellement en cavale.

Pour le Secrétaire général adjoint du SLECG, la grève qu’ils ont lancée est légale et conforme à la constitution.

  ‘’ Nous ne sommes pas cachés et nous ne sommes pas des voleurs non plus. Nous sommes des syndicalistes qui avions légalement déclenché une grève. La grève est légale et nous n’avions enfreint à aucune loi puisqu’elle nous y autorise. Et d’ailleurs il n’est pas dit que la grève doit être soutenue par une centrale ou par une fédération. Toute association même si elle n’est pas un syndicat, peut déclencher une grève au sein de sa corporation. C’est la loi qui le dit (…)’’ a déclaré l’enseignant.

Aux dires du ‘’grognard’’, il n’y a pas une procédure définie pour appeler à une grève, la seule procédure est celle du respect du préavis pour que l’avis de grève soit considéré comme légal ou illégal. Selon notre interlocuteur, tout a été respecté de leur côté.

Aucune négociation n’a pour l’instant été entamée entre le Gouvernement et les syndicats. Ces derniers ont donc décidé de poursuivre leur mouvement de grève.

Directrice de publication

Fatou N'diaye Diallo