February 16, 2019

Crée en 1958, l’hôpital préfectoral de Boffa emploie 57 agents de santé répartis au niveau de huit services principaux qui sont entre autres : les urgences, la chirurgie générale, la maternité, la pédiatrie, la médecine générale, la stomatologie, la gynécologie. Dans cet hôpital, l’activité principale est basée non seulement sur la consultation médicale, mais aussi la prise en charge médicale et celle traumatologique. Dr Issac Kolié, directeur du centre hospitalier répond à medic-sante-guinee un peu plus en détails. Interview.

medic-sante-guinee : Quelles sont les maladies fréquentes que vous enregistrez ici ?

Dr Kolié : Nous recevons beaucoup de patients dans cet hôpital. Mais, la plupart de ces malades présentent le paludisme, suivi de l’anémie. En plus, il y a les maladies traumatologiques qui ont occupé la première place parce qu’il y a trop d’accidents sur la route nationale.

medic-sante-guinee : Quelles sont les dernières statistiques liées au cas des maladies que vous recevez ?

Dr Kolié : Pour répondre, il faut prendre par période. Si vous prenez la période hivernale, c’est le paludisme qui est l’une des pathologies les plus fréquentes. Puisqu’en cette période, nous recevons plus de 1200 cas de paludisme qui sont de type grave et simple. Maintenant, en saison sèche, le taux chute. Et le traumatisme s’impose. Actuellement, nous sommes à 940 cas de traumatismes par mois et, si vous multipliez par semestre c’est énorme.

medic-sante-guinee : Comment se fait la prise en charge dans votre hôpital ?

Dr Kolié : D’abord la prise en charge du paludisme est gratuite, car, le programme national de lutte contre le palu a mis en place un système très compétent. Le test est gratuit, et quand le malade est confirmé, les médicaments sont gratuits pour lui. Mais, si le patient vient à une phase très grave c’est-à-dire, il est en état de perte de connaissance ou la voie orale ne s’adapte pas. En ce moment, nous sommes obligés de passer par des injections par voie IV. Mais, comme le paludisme ne vient pas seul, il a toujours un maillon d’accompagnement que ça soit l’anémie ou autre trouble neurologie donc, ça devient payant.

medic-sante-guinee: Comment L’Etat vous ravitaille en médicaments ?

Dr Kolié : L’Etat guinéen a mis une politique d’approvisionnement de médicaments en place. Nous assurons un système de recouvrement en place d’abord c’est-à-dire, les malades qui sont prises en charge doivent payer, donc à partir de là nous avons un compte qui s’appelle un compte médicament qui est alimenté par nos propres sources. Ensuite, il y’a la subvention annuelle de l’Etat dans laquelle nous avons une ligne uniquement réservée pour les médicaments.

medic-sante-guinee : A part l’Etat, vous n’avez pas de partenaires qui peuvent vous accompagner dans ce sens

Dr Kolié : Au-delà de tout, nous avons nos partenaires qui nous font des dons aussi et c’est à travers tout cela que nous arrivons à faire nos recouvrements en médicaments.

Alimou Diallo