February 16, 2019

Le nombre d’adultes dans le monde atteints de diabète est de 425 millions en 2017, soit un sur onze, selon les chiffres publiés mardi 14 novembre par la Fédération internationale du diabète (IDF), à l’occasion de la Journée mondiale du diabète.

Leur nombre pourrait atteindre 629 millions en 2045, soit une personne sur 10. 3,3 millions de  Le diabète se caractérise par un taux élevé de sucre dans le sang.

Selon les experts, cette augmentation du nombre de diabétiques est une conséquence de l’épidémie globale d’obésité.Un adulte sur onze dans le monde en est atteint, rapportent les experts lors de la Journée mondiale du diabète. Une conséquence de l’épidémie globale d’obésité.

Douze pour cent des dépenses de santé mondiale

Cette maladie chronique constitue un problème de santé publique et représente un coût majeur pour les Etats. La majorité des pays consacrent de 5 % à 20 % de leurs dépenses de santé au traitement de cette maladie, relève ainsi la Fédération internationale du diabète. Elle a également calculé que 12 % des dépenses de santé mondiale y sont dévolues (727 milliards de dollars).

En France, le coût pour l’Assurance-maladie s’élevait à 8 milliards d’euros, soit 5 % des dépenses de santé. Cette somme inclut les consultations, les médicaments, les hospitalisations, ainsi que les indemnités journalières de maladie.

Deux mille nouveaux cas par an chez les enfants

Plus de 2 000 enfants par an ont été diagnostiqués avec un diabète de type 1 entre 2013 et 2015 en France et les taux les plus élevés ont été observés en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon une étude inédite publiée lundi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’agence Santé publique France.

Durant cette période, « 6 424 enfants (2 008 en 2013, 2 130 en 2014 et 2 286 en 2015) ont été identifiés comme nouvellement atteints de diabète de type 1 – 3 411 garçons et 3 013 filles », souligne cette étude.

Le diabète de type 1, qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l’enfant ou chez le jeune adulte, est caractérisé par une production insuffisante d’insuline, une hormone secrétée par le pancréas.

Le diabète de type 2 (près de 90 % des cas) correspond à une hausse prolongée du taux de sucre dans le sang, souvent associée à l’obésité et aux modes de vie (sédentarité, alimentation…).

Diabète : enquête sur un marché très rentable

Conséquence de l’épidémie d’obésité, 425 millions d’adultes sont diabétiques. Problème de santé publique, cette maladie est un enjeu économique majeur pour les Etats… et les laboratoires.

Près de 44 milliards de dollars (38 milliards d’euros) : c’est ce que les ventes d’antidiabétiques ont rapporté aux laboratoires pharmaceutiques en 2016. Et ce chiffre devrait bondir à près de 58 milliards de dollars (50 milliards d’euros) en 2022. En dehors des anticancéreux, aucune autre catégorie de médicaments ne rapportera autant d’argent aux industriels. Quatre géants se partagent le marché : le danois Novo Nordisk (13 milliards de dollars de ventes en 2016), le français Sanofi (8 milliards de dollars), les américains MSD (6 milliards) et Lilly (5 milliards). Leur territoire s’étend à mesure que l’épidémie de diabète gagne la planète.

Selon les chiffres publiés mardi 14 novembre par la Fédération internationale du diabète (IDF), à l’occasion de la Journée mondiale du diabète, 425 millions d’adultes sont diabétiques en 2017, et leur nombre pourrait atteindre 629 millions en 2045, soit une personne sur 10. En France, 3,3 millions de personnes étaient traitées en 2015.

Conséquence de l’obésitéCette maladie chronique se caractérise par un taux élevé de sucre dans le sang. Elle apparaît lorsque le pancréas ne fabrique plus d’insuline (« type 1 ») ou que l’organisme répond moins bien au signal envoyé par cette hormone (« type 2 »). Le diabète « de type 2 » a pour origine un mode de vie inadapté (manque d’exercice physique, alimentation trop riche) : il est évitable et serait même réversible. Bien plus rare, le diabète dit « de type 1 » apparaît souvent dès l’enfance et ne peut être soigné. Il est causé par une destruction des cellules du pancréas spécialisées dans la production d’insuline, les cellules bêta.

 

Directrice de publication

Fatou N'diaye Diallo